Ce pays d’Asie centrale qui révolutionne les droits des femmes

découvrez l'asie centrale, une région riche en histoire, culture et paysages uniques, au cœur de routes commerciales anciennes et de civilisations fascinantes.

EN BREF

  • 51ème place dans l’indice mondial de l’égalité de genre
  • Plus de 110 textes de loi pour l’égalité des sexes
  • Rangs améliorés dans le rapport « Women, Business and the Law 2026 »
  • 54 % des effectifs de l’enseignement supérieur sont des femmes
  • 1,52 milliard d’euros de prêts accordés à des femmes pour créer des entreprises
  • 381 femmes employées dans l’hydroélectricité
  • Initiatives contre les violences basées sur le genre
  • Centre d’accueil pour survivantes de violences ouvert en 2025
  • Nécéssité d’une collaboration masculine pour une égalité durable

L’Ouzbékistan, un pays d’Asie centrale, connaît une transformation majeure en matière de droits des femmes. Grâce à une refonte législative, le pays a fait un bond significatif dans l’indice mondial de l’égalité de genre, passant du 103e au 52e rang. Les femmes représentent 54 % des effectifs de l’enseignement supérieur et obtiennent des prêts pour développer leur entrepreneuriat. En outre, 38 % des sièges à la Chambre législative et 27 % au Sénat sont désormais occupés par des femmes. Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment la violence basée sur le genre et les normes sociales ancrées. Le gouvernement met en place des mesures pour renforcer la protection des droits des femmes tout en promouvant leur place dans les domaines professionnels traditionnellement masculins.

L’Ouzbékistan s’affirme comme un modèle en matière de droits des femmes, ayant récemment effectué un bond significatif dans l’indice mondial de l’égalité de genre et de la gouvernance. Grâce à une série de réformes législatives audacieuses, le pays est passé de la 103e à la 52e place, intégrant des normes d’égalité dans sa Constitution et plus de 110 textes législatifs. Ce document met en lumière les progrès impressionnants réalisés en matière d’éducation, de droits au travail, d’entrepreneuriat féminin et les défis persistants liés aux violences basées sur le genre.

Une réforme législative en profondeur

Au cœur de cette révolution se trouve une vaste refonte législative qui inscrit l’égalité des sexes dans le cadre juridique du pays. L’Ouzbékistan a pris un engagement fort en intégrant des dispositions essentielles en faveur de l’égalité dans sa Constitution, ainsi que dans sa stratégie nationale de développement. Selon le rapport de la Banque mondiale « Women, Business and the Law 2026 », le pays se classe désormais au 48e rang mondial sur 190 économies, marquant un bond de 43 places.

Cet avancement est soutenu par un score impressionnant de 82,1 sur 100 pour son cadre juridique, largement au-dessus de la moyenne mondiale. Des réformes ont également été mises en place pour garantir des droits égaux en matière de mobilité, de rémunération, ainsi que des droits liés à la famille et à la garde d’enfants.

Une représentation accrue des femmes en politique

Les efforts du gouvernement se traduisent aussi par une montée en puissance des femmes dans la vie politique. À la suite des élections législatives de 2024, elles représentent désormais 38 % des sièges à la Chambre législative, 27 % au Sénat et 32,5 % dans les assemblées locales. Cette augmentation témoigne non seulement de l’engagement du pays envers l’égalité, mais également de la volonté d’accroître la participation des femmes dans les processus décisionnels.

Éducation et compétences numériques

L’éducation est un facteur clé de l’émancipation des femmes. Actuellement, les femmes représentent 54 % des effectifs de l’enseignement supérieur, avec plus de 904 000 étudiantes inscrites en 2026. De plus, elles constituent 61 % des stagiaires et doctorantes, témoignant de l’essor de leur participation dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes.

Le gouvernement a mis en place des mesures ciblées pour faciliter l’accès à l’éducation pour les femmes à faible revenu. Notamment, le nombre de places de licence financées par l’État a doublé, passant de 2 000 à 4 000. Les quotas d’admission pour les femmes n’ayant pas de diplôme mais ayant de l’expérience professionnelle ont également été multipliés par cinq.

Éducation numérique et innovation

L’Ouzbékistan se distingue également dans le domaine de l’éducation numérique. Une analyse de Coursera révèle que les femmes constituent la majorité des inscriptions à des formations en intelligence artificielle générative, atteignant 58,9 %. Ce chiffre illustre non seulement l’engagement des femmes envers des disciplines technologiques avancées, mais aussi la volonté du pays de les intégrer dans l’économie numérique émergente.

Les femmes dans les affaires et l’entrepreneuriat

Un autre aspect fondamental du progrès des droits des femmes en Ouzbékistan se trouve dans la sphère de l’entrepreneuriat. En 2025, plus de 380 000 femmes ont obtenu des prêts totalisant 1,52 milliard d’euros pour créer leurs entreprises. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large permettant à environ 2,3 millions de femmes d’accéder à des activités génératrices de revenus grâce à des programmes de microcrédit, de mentorat et de formation.

Par exemple, la BRB Bank a financé plus de 11 000 entreprises dirigées par des femmes pour un montant d’environ 29,34 millions d’euros. Ce soutien financier s’accompagne de conditions avantageuses, comme une durée de remboursement de sept ans et une période de grâce de deux ans.

Des histoires de réussite inspirantes

Des histoires de femmes telles que celle de Muqaddas Sodikova, une mère de quatre enfants native d’Andijan, mettent en lumière les potentialités de ces réformes. Après avoir étudié à domicile pendant 12 ans, elle s’est inscrite à l’Institut pédagogique d’État d’Andijan et a lancé sa propre entreprise. Sa société, Sam Bright Line, emploie 18 personnes en CDI et plus de 180 travailleurs saisonniers, illustrant l’impact des initiatives gouvernementales sur l’entrepreneuriat féminin.

Un autre exemple marquant est celui de Nargiza Bekmuratova, fondatrice d’Artatex LLC, une entreprise textile qui exporte vers plusieurs pays, y compris les États-Unis et la Russie. Ses exportations annuelles atteignent environ 3,72 millions d’euros, prouvant que les femmes ouzbèkes se lancent avec succès sur les marchés internationaux.

Des milieux professionnels en mutation

L’évolution vers l’égalité est également perceptible dans les milieux de travail, où les femmes commencent à occuper des postes qui leur étaient traditionnellement fermés. Par exemple, l’opérateur national de l’hydroélectricité, Uzbekhydroenergo, emploie désormais 381 femmes parmi ses 1 435 spécialistes, dont 40 ont des postes de direction. Cela démontre que les femmes sont de plus en plus reconnues pour leurs compétences et leur capacité à contribuer à des secteurs techniques et scientifiques.

À Samarcande, des femmes suivent des formations pour devenir conductrices de tramway, une initiative qui brouille les frontières de genre dans un domaine souvent dominé par les hommes. Selon Sherali Namatov, directeur de l’entreprise locale de tramway, ces femmes se distinguent par leur prudence au volant et leur aptitude à interagir avec les passagers.

Des avancées dans le secteur des transports

La résolution gouvernementale no 85, levant les restrictions interdisant aux femmes de conduire des autobus et des poids lourds, est un très bon exemple de la volonté de changer la perception des rôles des femmes dans le secteur des transports. Avec environ 60 % des femmes actuellement employées dans l’économie informelle, cette initiative vise à les aider à faire la transition vers des emplois formels ainsi qu’à leur donner accès à des retraites et à une couverture de santé.

Des défis persistants face aux progrès

Malgré ces avancées significatives, des obstacles sociaux demeurent, notamment les violences basées sur le genre et des normes sociales négatives. Selon ONU Femmes, même si des cadres juridiques existent pour protéger les droits des femmes en Asie centrale, leur mise en application reste insuffisante.

En Ouzbékistan, les statistiques officielles révèlent qu’au premier semestre 2025, 48 303 cas de harcèlement et de violences à l’encontre des femmes ont été documentés, avec plus de 6 000 personnes poursuivies pendant cette période. Ces chiffres soulignent la nécessité d’intensifier les efforts pour combattre les violences et promouvoir un environnement sûr pour toutes.

Des mesures de protection pour les femmes en danger

Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place un système permettant aux femmes exposées à la violence d’obtenir des ordonnances de protection en moins de 24 heures. Elles peuvent également accéder à des refuges, à une assistance juridique et les auteurs de violences peuvent être soumis à des mesures de réhabilitation ou de sanctions administratives.

Un nouveau centre d’accueil pour les survivantes de violences basées sur le genre a ouvert ses portes en octobre 2025 dans la région de Ferghana, offrant un large éventail d’accompagnements sociaux, juridiques et psychologiques.

Les hommes comme alliés dans la lutte pour l’égalité

Selon Akiko Fujii, représentante résidente du PNUD, bien que les avancées juridiques et éducatives soient notables, atteindre une égalité de genre durable nécessite un engagement des hommes en tant qu’alliés actifs. Leur implication au sein des foyers et dans les lieux de travail est essentielle pour changer les mentalités et promouvoir l’égalité des sexes.

Des campagnes, telles que les « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre », ainsi que des programmes de renforcement des capacités communautaires, visent à faire évoluer les normes sociales pour favoriser un climat de protection et de respect des droits des femmes en Ouzbékistan.

À travers ces initiatives audacieuses et ces changements dans la sphère sociale, l’Ouzbékistan fait figure de proue dans la promotion des droits des femmes non seulement en Asie centrale, mais sur la scène mondiale. Ce pays démontre que, avec une volonté politique et des réformes appropriées, une transformation sociale en profondeur peut être réalisée, conduisant à un avenir plus équitable et inclusif pour toutes.

découvrez l'asie centrale, une région riche en histoire, culture et paysages à couper le souffle, entre steppes vastes et montagnes majestueuses.

Révolution des droits des femmes en Ouzbékistan

En Ouzbékistan, les droits des femmes vivent une véritable transformation. Muqaddas Sodikova, une entrepreneuse ambitieuse d’Andijan, témoigne de son parcours inspirant. Mère de quatre enfants, elle a suivi un enseignement à domicile pendant douze ans. Grâce à une initiative gouvernementale, elle a pu s’inscrire à l’Institut pédagogique d’État d’Andijan. Avec le soutien du PNUD, elle a lancé sa propre entreprise, Sam Bright Line, qui emploie aujourd’hui 18 personnes en contrat à durée indéterminée et plus de 180 saisonniers. Son histoire est celle de la résilience et de l’initiative.

Nargiza Bekmuratova, fondatrice de l’entreprise textile Artatex LLC, partage également une expérience marquée par le succès. En obtenant un prêt de la BRB Bank, elle a pu faire croître son entreprise au point d’exporter vers de nombreux pays, dont les États-Unis et la Russie. Ses exportations annuelles atteignent environ 3,72 millions d’euros, témoignant ainsi de l’engagement croissant des femmes dans le secteur entrepreneurial.

Dans le domaine de l’éducation, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2026, les femmes représentent 54 % des effectifs dans l’enseignement supérieur, avec plus de 904 000 étudiantes. Cela illustre l’effort continu du gouvernement pour favoriser l’accès à l’éducation pour les femmes, particulièrement celles issues de milieux défavorisés. Les quotas d’admission et les bourses sont des initiatives qui permettent à un plus grand nombre de femmes d’acquérir des compétences et de s’engager dans le monde professionnel.

Les initiatives législatives sont également à l’honneur. La récente réforme permettant aux femmes de travailler comme conductrices d’autobus et de poids lourds illustre un véritable changement culturel. Sherali Namatov, directeur d’une entreprise locale de tramway, souligne que la prudence et l’interaction positive des femmes avec les passagers en font des conductrices idéales. Cela démontre une volonté de diversifier les professions traditionnellement réservées aux hommes.

Malgré ces avancées, des défis subsistent. Les violences basées sur le genre demeurent préoccupantes. Selon les statistiques officielles, en 2025, plus de 48 000 cas de harcèlement et de violences ont été enregistrés. Il est essentiel que les efforts en matière de législation s’accompagnent de changements culturels profonds. Les campagnes de sensibilisation et les programmes communautaires sont cruciaux pour mener à une évolution des normes sociales et créer un véritable environnement de protection pour les femmes.

Les témoignages de ces femmes et d’autres montrent clairement que l’Ouzbékistan est en train de devenir un modèle en matière de droits des femmes, propulsé par des lois progressistes et des initiatives sociales destinées à favoriser l’égalité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *