Tunisie : vers une stratégie nationale ambitieuse pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin d’ici 2035 – WMC

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EN BREF

  • Stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin à l’horizon 2035.
  • Organisée par le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des séniors.
  • Objectif : créer un cadre propice au développement de l’entrepreneuriat féminin en Tunisie.
  • Augmenter le taux de femmes entrepreneures, actuellement à environ 10%.
  • Focus sur le renforcement des compétences et l’accès au financement.
  • Éviter le travail dans le secteur informel et attirer vers le secteur organisé.
  • Importance de l’entrepreneuriat féminin pour le développement économique et la création d’emplois.
  • Annonce du premier Salon national de l’entrepreneuriat féminin en novembre 2026.
  • Atelier organisé à l’occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars.

Un atelier de travail a été organisé par le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des séniors à Carthage pour présenter la stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin, qui vise à développer l’autonomie économique des femmes en Tunisie d’ici 2035. Cette initiative, portée par Wedjden Ben Ayed, met l’accent sur plusieurs axes principaux, tels que le renforcement des compétences, l’accompagnement global et l’accès au financement. Malgré un faible taux de femmes entrepreneures, estimé à 10 % contre 20 % au niveau mondial, l’objectif est d’augmenter ce chiffre en valorisant les compétences féminines et en attirant les activités informelles vers le secteur organisé. La ministre Asma Jebri a souligné que cette stratégie est essentielle pour créer des richesses et des emplois, et a annoncé l’organisation d’un Salon national de l’entrepreneuriat féminin en 2026 pour favoriser les échanges et la mise en réseau.

Tunisie : vers une stratégie nationale ambitieuse pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin d’ici 2035

La récente mise en avant de l’entrepreneuriat féminin en Tunisie témoigne d’une volonté politique forte de favoriser l’implication des femmes dans le développement économique. À travers une stratégie nationale élaborée avec soin et à l’horizon 2035, le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des séniors s’engage à instaurer un cadre propice pour les femmes entrepreneures, garantissant ainsi leur autonomie économique et leur intégration dans le tissu économique tunisien.

Contexte et enjeux de l’entrepreneuriat féminin

L’entrepreneuriat féminin constitue un facteur déterminant pour le développement économique d’un pays. En Tunisie, malgré un nombre croissant de femmes diplômées, le taux de femmes entrepreneures reste relativement faible, autour de 10 %, alors que la moyenne mondiale se situe à 20 %. Cette disparité soulève plusieurs questions sur les obstacles rencontrés par les femmes dans leur parcours entrepreneurial.

Au sein de ce contexte, l’État tunisien a pris conscience de la nécessité d’adopter une approche globale pour remédier à cette situation. Les initiatives précédentes, bien que louables, manquaient souvent de cohérence et de synergie. C’est pourquoi cette nouvelle stratégie, construite sur une base participative, aspire à rassembler les différents acteurs autour d’objectifs communs.

Les axes principaux de la stratégie nationale

Renforcement des compétences entrepreneuriales

Un des premiers axes abordés par cette stratégie est le renforcement des compétences entrepreneuriales des femmes. Cela implique une volonté de proposer des formations adaptées tout au long de la vie, que ce soit au niveau technique ou au niveau de la gestion d’entreprise. La mise en place de programmes de formation continue est essentielle pour permettre aux femmes de naviguer avec assurance dans le monde des affaires et de s’adapter aux évolutions du marché.

Accompagnement global et accès au financement

Pour favoriser l’essor de l’entrepreneuriat féminin, il est crucial de garantir un accompagnement global, englobant notamment l’accès au financement. La stratégie visera à simplifier les procédures pour obtenir des financements, que ce soit via des banques traditionnelles ou des organismes de micro-crédit. La création de partenariats avec le secteur privé sera également envisagée pour soutenir financièrement les projets des femmes. Des initiatives comme celles de Jamm Saint-Louis visent déjà à appuyer les femmes avec des financements adaptés à leurs besoins, comme évoqué dans cet article : 22 000 Malgaches bénéficiaires de financements.

Attraction des activités vers le secteur organisé

Une autre préoccupation soulevée par la stratégie est la nécessité d’attirer les activités de l’entrepreneuriat féminin vers le secteur organisé et réglementé. En effet, de nombreuses femmes exercent leur activité dans des secteurs informels, ce qui limite leurs droits et leur potentiel. La stratégie nationale entend fournir les outils pour encourager la structuration de ces activités, favorisant ainsi une meilleure qualité et une rentabilité accrue.

Les défis à relever

Le paradoxe du chômage féminin

Le constat d’un taux élevé de chômage parmi les femmes, en dépit d’un niveau d’éducation élevé, représente un véritable défi. Cette inadéquation entre formation et emploi pose la question de la valorisation des compétences féminines. Pour répondre à ce paradoxe, il s’avère fondamental d’intégrer ces femmes sur le marché via des mécanismes adaptés qui leur permettent de valoriser leur savoir-faire.

La nécessité d’une vision intégrée

Pour qu’une telle stratégie puisse porter ses fruits, il est essentiel de passer d’initiatives isolées à une vision intégrée qui prenne en compte les besoins diversifiés des femmes entrepreneures. Cela inclut l’accès aux marchés, le soutien à la formation, ainsi que l’amélioration du climat des affaires pour encourager l’innovation et la prise de risque. Le gouvernement tunisien a affiché la volonté de simplifier les procédures administratives, élément souvent présenté comme un obstacle à l’entrepreneuriat.

L’importance d’un cadre réglementaire favorable

Au-delà de la création de programmes de soutien, un cadre réglementaire favorable est primordial pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin. La législation doit faciliter l’accès des femmes aux ressources nécessaires à la création et à la gestion d’entreprise. Cela implique des réformes dans les lois commerciales, fiscales et du travail, avec des mesures spécifiques pour protéger et encourager les femmes entrepreneures. Le gouvernement tunisien s’engage à ce que l’entrepreneuriat féminin devienne une priorité dans le cadre de ses politiques nationales.

Un salon national dédié à l’entrepreneuriat féminin

Dans le cadre de cette dynamique, la ministre de la famille a annoncé l’organisation, prévue pour novembre 2026, du premier Salon national de l’entrepreneuriat féminin. Cet événement se veut un espace de rencontre et d’échange, où les femmes entrepreneures pourront partager leurs expériences et expertises. Ce salon favorisera également le développement de partenariats et la connaissance des mécanismes de soutien. L’espoir d’en faire un rendez-vous annuel incontournable se dessine, renforçant ainsi la présence des femmes dans le paysage économique tunisien.

À travers cette ambitieuse stratégie, la Tunisie aspire à inscrire l’entrepreneuriat féminin au cœur de ses priorités nationales. En intégrant les différents acteurs socioprofessionnels, en développant des solutions adaptées et en instaurant un climat favorable, le pays espère également s’inspirer d’initiatives réussies ailleurs, comme celles observées dans des pays comme le Madagascar. Il est crucial que ces efforts soient soutenus par un engagement constant pour capitaliser sur le potentiel des femmes tunisiennes, véritable levier de croissance pour l’avenir.

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Tunisie : vers une stratégie nationale ambitieuse pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin d’ici 2035

La stratégie nationale mise en place pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin à l’horizon 2035 représente une initiative déterminante pour renforcer l’autonomie économique des femmes en Tunisie. Lors d’un atelier de travail organisé par le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des séniors, la chargée de gestion, Wedjden Ben Ayed, a souligné l’importance de créer un cadre propice au développement de ce secteur. Cela permettra de garantir la sécurité économique des femmes tout en contribuant de manière significative au développement du pays.

L’élaboration de cette stratégie repose sur une approche participative, impliquant différents ministères et intervenants. Les principaux axes incluent le renforcement des compétences entrepreneuriales et l’accès facilité aux financements. Ce cadre permettra non seulement d’accroître le nombre de femmes entrepreneures, actuellement estimé à 10 % en Tunisie, mais aussi de valoriser leurs compétences sur le marché.

Maher Kassab, l’expert chargé de l’élaboration de la stratégie, a mis en avant le paradoxe existant entre le nombre élevé de femmes diplômées et le taux de chômage qui les touche. Il a affirmé que cette initiative vise à transformer cette dynamique pour qu’elles puissent réellement contribuer au progrès de la société. Le défi est ainsi de alléger les entraves qui maintiennent une partie importante de l’entrepreneuriat féminin dans le secteur informel.

Asma Jebri, la ministre de la famille, a également réitéré que cette stratégie est un levier essentiel pour mobiliser la contribution des femmes dans les processus de démarche de développement durable. En effet, les initiatives entrepreneuriales féminines engendrent des impacts variés, que ce soit sur le plan économique, social ou culturel. L’entrepreneuriat féminin doit être considéré comme une priorité nationale, essentielle pour assurer une croissance inclusive et l’équité sociale.

La ministre a par ailleurs insisté sur l’importance de passer d’initiatives isolées à une vision intégrée capable de répondre aux défis auxquels se heurtent les femmes entrepreneures, notamment en termes d’accès au financement et à la formation. Son message était clair : investir dans l’entrepreneuriat féminin équivaut à investir dans un avenir stable pour la Tunisie.

Pour mettre en lumière ces enjeux, le ministère a prévu d’organiser en novembre 2026 le premier Salon national de l’entrepreneuriat féminin. Cet événement sera un point de rencontre dynamique pour partager les expériences des femmes, échanger des expertises et identifier les mécanismes de soutien disponibles. L’objectif est de faire de ce salon un rendez-vous annuel incontournable pour encourager la présence des femmes sur la scène économique tunisienne.

Enfin, cet atelier a également été l’occasion d’établir des recommandations qui contribueront à l’élaboration d’un plan d’action national. Celui-ci devra répondre aux besoins spécifiques des femmes entrepreneures, favorisant ainsi leur intégration dans les différentes régions et pour diverses catégories.

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